Gaëtan Munkeni

Gaëtan Munkeni

Saturday, September 2, 2017

What will the banking system look like tomorrow ?

A series of technological advancement in the financial world recently got me thinking about the future of the banking system as we know it today.
The inherent role of banks is centered on taking deposits, making payments and providing or brokering funding.

Today, their deposit-taking role competes with money market instruments proving better returns for idle money. As such, the deposit growth of the top 5 American banks is negatively correlated to FED rates and the subsequent attractiveness of money markets investment avenues.
Money markets, together with debt capital markets, are also and increasingly duplicating the lending role assumed by the banking system. Lending to large corporates has got increasingly competitive and unprofitable for banks because of the lower interest rates they command. Banks are better off brokering deals for debt markets in return for a fee.

Banks’ transactional role is not better off. Last year has seen for the first time, the amount of global digital payments overtake that of cash payments globally. The evolution of ebanking, mobile money instruments and crypto currencies tend to sideline the traditional banking system. Despite the many criticisms towards its underlying value (some of which I share) the increasing demand for Bitcoins got them valued at over USD 4000.

Six major banks have recently joint forces to create crypto currencies intended to fastback stock exchange settlements. If these are extended to traditional banking operations, the role of central banks could become questionable.

These evolutions are likely to limit banks’ role to that of clearinghouses, servers or merely regulators of a self-running system.
As these roles are just as duplicable by third party institutions overtime, will they be profitable enough to justify the cost of running banks?


In my view, the only role banks are almost surely likely to keep is that of an advisor.  The ability to opine and guide clients throughout various market conditions or assist in structuring complex transactions for debt or equity raising is probably the only expertise bankers of tomorrow are going to be sought for.

Saturday, August 19, 2017

Rail: A competitive advantage for trade

A number of African countries are betting on rail to achieve regional or transnational integration.

Continent wide, an increasing amount of regional rail projects are being implemented. In the north: Ethiopia to Djibouti, West: Niger to Togo and east Africa: plans of linking Rwanda to Ethiopia. That could contribute to making the continent a giant free trade area; a giant step for a fully integrated and interconnected Africa.

With an existing network of 5033 kms ideally position between mineral extraction areas (center, east and south) and two principal sea exit points in the South: Durban via Zambia and Benguela via Angola, the DRC can find in rail an interesting competitive advantage for its trade.
Solely looking at it from the option of mineral and good transport, this represents a cost effective and faster option than road (the continent still counts a number of board posts).

Locally, the privatization of those railways, at least partially, might be the only way to ensure the necessary maintenance and profitability to make it viable. The last attempt in that direction via a South African-Congolese consortium (Sizarail) seemed to start bearing fruit until canceled.

The upside of such a project is attractive enough to resources companies and major importers for PPP’s to be structured around them.


A success here could expand the experience to currently untapped routes and possibility open the door to a better-structured and profitable passenger transport.

Sunday, December 6, 2015

Le paradoxe du cadre de financement actuel des PME Congolaises

Les banques commerciales financent par excellence des projets existants. Leur principale structure se situe quelque part entre le crédit à court terme et à moyen terme se focalisant sur des flux de trésorerie émanant des entités financées.
Cependant la vaste majorité des opportunités à financer en RD Congo et en Afrique sont des projets non-existants. Pour résorber les déficits d’un certain nombres de domaines: l’alimentaire, l’énergétique, l’académique (pour ne citer que ceux la), de nouveaux projets doivent impérativement voir le jour au delà de l’expansion du nombre limité de ceux déjà existants.
Il est donc paradoxal que ces PME continuent d’être essentiellement financées (pour celles qui le sont) par des banques commerciales pas tout à fait outillées pour faire face au profil financier de ces entités.
De cet état de fait provient l’éternel jeu de ping-pong entre « financiers et financés » avec  ces perpétuelles accusations contre le caractère capitaliste de la démarche financière des premiers et ignorant complètement les problématiques de risque présentées par les seconds.
Pourquoi les banques commerciales ne prennent elles pas plus de risque ?
La réponse à cette question,  devenue quasiment rhétorique,  sonne malheureusement comme un disque raillé dans les oreilles des financiers (locaux, régionaux et internationaux), des financés et des pouvoirs publics ; au point qu’un désarment status-quo empêche toujours quelques avancées que ce soit.
En guise de modeste contribution à ce débat, je me suis allé un recadrage de la perception des forces en présence.
Primo, les PME sont des entités risquées- pour un bon nombre de raisons dont la plupart ne feront pas l’objet de ce post par souci de concision (voir notamment mon poste sur les startups Congolaises)
Secundo, les banques visent d’abord le profit ; et ensuite que celui-ci soit en adéquation avec le niveau du risque encouru – cette idée fait souvent l’objet d’un tabou dans le chef même de certains financiers.
Ce recadrage paraît relativement évident et même un peu inutile. Mais son importance m’est venue à l’esprit la semaine dernière lors d’un panel de discussion sur le financement des PME auquel je participais.
Trois faits marquants:
Premièrement un responsable du « monde des affaires » se prêtant à un virulent exercice de critique aux institutions financières a présenté le risque d’échec des startups et le défaut de paiement des PME comme des « accidents » de leur parcours que les banques devraient considérer comme tels.
Le fait que cette intervention ait été très applaudie laisse paraître la profonde incompréhension du rôle de chaque partie. L’accident revêt généralement un caractère aléatoire et fortuit. Cependant le manque de préparation et de structure de nos PME, dès leur genèse, ne rend pas leur échec aléatoire ou fortuit mais quasiment prémédité !
Sans une compréhension fondamentale du caractère risqué de leurs structures, ces entrepreneurs ne prendront jamais des mesures visant à rassurer les financiers. Un doigt pointé vers les organisations du monde des affaires pour un encadrement inadéquat de ces entités.
Le second fait est l’idée selon laquelle le constat du manque d’émergence des startups/PME ne serait pas alarmant car les africains (Congolais inclus) sont des « entrepreneurs nés » du fait que la majorité d’entre eux ne se contentent pas de leurs simples salaires pour vivre.
Bien qu’il y ait une part de vérité dans cette conception, l’entreprenariat local est essentiellement un entreprenariat de subsistance. L’émergence de ce type d’« entreprises » n’a malheureusement fait que gonfler les statistiques du secteur informel depuis des décennies.  Un doigt pointé vers les pouvoirs publics pour des efforts insuffisants à faciliter la formalisation de l’entreprenariat.
Le troisième fait émane d’un manque d’esprit d’innovation des projets des nouvelles entreprises. Ceci est essentiellement du aux deux premiers cas. La faible information sur les risques encourus et la subsistance comme motivation principale fait que l’on se lance généralement vers les « secteurs qui marchent », sans concepts de différentiations de la concurrence et sans analyse des besoins réels de l’économie locale. Ici, le doigt est pointé principalement vers un déficit académique criant.
Mon intervention à ce panel portait sur l’émergence de financiers spécialisés (business angels, capital risque et capital investissement) permettant d’étendre la palette des sources de financement actuelles vers des prises de participations en capitaux.
Cependant, un travail fondamental semble être préalable à un quelconque intérêt de ces entités financières.





Sunday, March 29, 2015

Financement local de la croissance Congolaise

Le mois dernier, le Gouvernement Congolais a publié les récents chiffres de sa croissance annuelle. Celle-ci fait état d’une progression de l’ordre de 9,5%.
La part des financements locaux comme catalyseur de cette croissance fait encore débat.
L’on peut analyser la question en se basant sur deux secteurs majeurs qui, d’après la banque centrale du Congo, sont les fers de lance de cette croissance : l’industrie minière et celle des services avec, notamment, le secteur des télécommunications.
Au delà du fait que le lien de cause à effet entre secteur primaire et croissance économique reste discutable, les banques Congolaises n’interviennent que très peu dans le financement d’expansions d’opérations minières productrices de richesses car bien trop limitées par leurs tailles de bilan. Les fonds  nécessaires à ces types d’investissements sont presque toujours levés à l’étranger. De plus, il se pose bien souvent le problème de l’expertise nécessaire permettant de mitiger les risques liés à cette industrie spécialisée.
Le secteur des télécommunications, pour sa part,  intègre un peu plus les banques locales mais, une fois de plus, principalement pour ces besoins de fonctionnement; les banques locales ne prenant  que très peu (pour ne pas dire pas du tout) part aux projets d’investissements.
En intervenant essentiellement sur des échéances de court terme, le secteur bancaire local se retrouve donc plus bénéficiaire que générateur de cette croissance.
Le rôle du financement des banques Congolaises n’est cependant pas totalement insignifiant. Entre 2007 et 2013, le pourcentage des crédits octroyés sur tout le secteur par rapport au PIB à doublé pour atteindre 5% du PIB toute comme la capacité à collecter l’épargne indiquée par le taux des dépôts bancaires par rapport au PIB à 9%. Le triplement du PIB sur la période met cependant un bémol à cette performance.

Au vu du type de financement que les banques locales octroient, on pourrait s’attendre à ce que les banques soit un meilleure relai de la croissance nominale à l’économie réelle. Ceci tarde encore ; principalement en raison d’un taux de bancarisation encore très faible en RDC (environ 5% contre une moyenne de 10% à 15% en Afrique sub-saharienne).
Cependant, cet élément reste un indicateur clair de la marge de croissance de cette économie et de son secteur bancaire.
La priorité actuellement serait donc de poursuivre la croissance du taux de bancarisation augmentant ainsi la capacité à collecter l’épargne. Les bilans des banques atteindraient ainsi des tailles adéquates et  celles-ci se trouveraient donc pourvues du type de liquidité nécessaire pour progressivement financer de plus larges palettes de besoins générateurs de richesse.

Cependant, les risques encours par les instituions bancaires et la gestion de ceux-ci dans nos pays est malheureusement une réalité à ne pas ignorer. D’après l’Association Congolaise des Banque, le cout d’exploitation d’une banque en RD Congo est un des plus élevé en Afrique. En outre, le système légal ne permet pas toujours une couverture adéquate des risques encourus.
Ceci fait l’objet d’un tout autre débat…


Sunday, February 15, 2015

Would i lend a penny to the DR Congo?


The beginning of this year has seen a number of African countries planning to raise financing from the sovereign debt market.
Ivory Coast, Rwanda and Angola have planned debt raising in February this year.
I took the opportunity to look at Congo’s attractiveness to these very inventors.
Ivory coast’s economy has many similarities with DR Congo’s: Similar GDP sizes averaging USD 31 Bn, growth rates at 8%, inflation rates around than 3%, budget deficit at 2 to 3% and, interestingly enough, similar sovereign ratings with S&P’s B- for Congo and B for Ivory Coast.

So why has the later been able to oversell two sovereign bonds in less than a year while DRC fails to appeal even to the most yield starved investors? 

Would i lend a penny to DRC ?

S&P gave us gross indications citing weak institutions, continuing conflict, poor governance, extremely low-income levels (70% of the population lives under poverty line), heavy dependence on external financing and very limited economic policy flexibility.
I would personally add the needs of more diversified growth prospects while dropping the heavy external debt elements (Mauritius and, again, Ivory Coast are healthier more indebted economies).

Despite these instructive elements my view is that, like every lending decision, intangible and immaterial factors greatly impact final sanctions.

The fact that the positive signals (on growth, low inflation and mining output) sent out there have actually little to do with thorough and through out, sequential economic and financial actions is a rather disturbing impression to me.
There this overall feeling that the country is growing despite of it self and that it is merely an happy and convenient spectator of the show put on by foreign multinationals. This is probably an element setting Congo apart from its concurrent of the day.
In question, amongst other, is the ability to plan with weak forecasting abilities hampered by a clear lack of reliable data as economic coverage remains poor -some parts of the country do not have a formal central bank presence.
This subsequently impacts the abilities to organize and the lead executions and finally to control and monitor outcomes.

So No, I would probably not lend a penny to DR Congo in its current setting. While cognizant of the country’s tremendous growth potential, it remains purely theoretic. Little to nothing is done on the implementation front to insure value to investors.


The country will have to get its act together as most of its smaller neighbors (Rwanda is a very compelling case) are doing a much better job in actually owning their growth, a capacity Congo remains far from today.

Saturday, January 24, 2015

Are Congolese start-ups a sustainable feed for a local Venture Capital industry?

Financing possibilities of the DRC economy are scarce.  Similarly to the entire Sub-Saharan Africa, DRC is a market mainly attractive to bankers for transactional purposes likely to be sustained by the large amount of prospective clients.
In view of local bank’s timid funding strategies, looking at the country for the potential it holds to host attractive venture opportunities is seldom the rule.
This is especially true for start up companies which most scholars believe remain a significant component of the solution to the region’s development issues; despite their high-risk nature.
I therefore borrowed key note speaker star Josh Linkner’s model for disciplined dreaming and asked myself his three key questions concerning the subject matter: Why? What if? Why not?

Why?
The reason why start ups firm fail to develop in the Congolese context is often attributed to a vicious circle citing lack of financing as the main reason.
But do we have what it takes to sustain a viable venture capital industry locally?
I have explored three main factors that I judge essential in developing any business:

-       Creativity
We clearly have it. The country is home to tremendous raw creative talent from arts to engineering or commerce roaring to be exploited.
The issue however at this point is the raw status of this talent.  Those attributes often remain as they are: RAW. Opportunities to polish skills or develop capacities are scarce.  That alone can hardly make a business sustainable.

-       Management
A management thought process is clearly lacking here. What that means is a capacity to bring a project’s idea to life and to continuous productivity. This thought process includes project development, funding and marketing strategies.
The limited projects that see the light are mostly discovered by more management able minds mainly by spotting the remarkable talent of their promoters.

-       Attractive environment
 How attractive is an environment host to 70 million souls? That’s probably the question many Multinationals present in the country provided a positive answer to.
The question that should follow should be : to what extend this creativity is able to create a need of the product promoted.
Telecom companies have clearly managed to answer that one.

Why not?
There’s a reason why any and every one of those elements is constrained in the Congolese context.
Creativity is either shuttered or discouraged by an environment where the most basic facilities too often lack.
A permanent Internet connection remains a treat while the country cries for decent libraries or bookstores that would, in any case, remain hardly accessible for the vast majority.  Needless to mention the limited level of business and finance related TV and radio broadcasts and the lack of up to date, environment and context linked business teachings in either universities or business schools (to the extend the later really exist).
The result is a vast majority of start-ups remaining in that “just another” category; nothing really sets them apart, little to no revolutionary, life changing idea in an environment where everything is to be built.

What if?
Can a single venture capitalist change all of that? Certainly not.
The rare financiers present locally run away from start-ups focusing on banking like types of financing (mainly short term working capital in nature).
But…. What if venture capitalist could look harder?
What if they could attempt creating the next breed of entrepreneurs by sourcing creative talents while focusing their participation on jointly molding projects and ensuring profitability within the limits of local constraints?

Ugandan billionaire Ashish Takkar’s Atlas Capital is somehow heading towards that direction. Its Atlas Mara investment holding in partnership with former Barclays CEO Bob Diamond raised capital through their London IPO to: “provide Africans with access to capital through new models.”

While hoping it will be possible to hold them to their promises, I believe that the ability to attract foreign financial investors convinced of a positive balance between creative potential and local shortages will go a long way into bridging the current financing gap for DRC based start ups.